Cycle

Les herbes folles s’emballent à ses pieds au rythme du vent tourbillonnant qui la force à toujours garder une main devant les yeux. La lune brille timidement dans le ciel bleu nuit sans étoile qui tapisse le sol d’une teinte ténébreuse. L’air est lourd, humide, suffocant C’est ce manque d’air qui la force à arrêter sa course, bien plus tôt qu’elle ne l’aurait souhaité. Elle sait que cette pause, aussi courte soit-elle, peut être dangereuse, voire fatale. Mais cette pause, aussi courte soit-elle, est nécessaire, inévitable. Elle stoppe sa fuite devant un roumballer entamé, emprisonné dans une cage métallique informe. Un éclair frappe le sol au loin, et la vive lumière lui donne l’impression d’être face à un épouvantail éventré, qui tente désespérément de remettre ses tripes en place. J’hallucine. Il a bougé là. Non, c’est pas possible. Et le vent ne peux pas avoir assez de force. T’as la berlue ma fille.

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Jeun’s 27

Blouson noir, jean délavé, converses au pied et étui en cuir noir lui barrant le dos, Mel se balladait dans la rue de la soif. Elle connaissait ce coin de la ville de Later comme sa poche et ses pas ne tardèrent pas à la mener au point de ralliement. Au détour d’une ruelle pavée, un néon clignotait comme pour l’appeler. Lumière bleue pour le nom et rose pour le chiffre en exposant, le Jeun’s 27 attendait sa reine.

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Auto-stop

Il faisait froid. Terriblement froid. Le carrelage des toilettes accentuait la fraîcheur du vent qui se faufilait par le jour sous la porte. Le jean descendu sur les chevilles, elle observait les pores ouvertes sur ses cuisses. Une chair de poule qui ne leur rendait pas grâce. Si seulement, elle avait pu faire autrement.

La dernière fois qu’elle était passée par cette route, il y avait des stations essence un peu partout mais les interminables travaux avaient tués tous les commerces. Elle s’était donc arrêtée à la première aire de repos croisée. Celle du pont de Normandie. Un vent violent s’engouffrait dans la passerelle, surplombant le péage, qui hurlait sa douleur d’un cri métallique déchirant. Les bourrasques renvoyaient régulièrement la jeune fille se claquer sur la rambarde. Elle n’osait imaginer ce qui lui arriverait si elle passait par dessus. Un rebond sur les cabanons ne l’aurait sans doute pas tuée mais combien de temps serait-elle restée sans aide, une nuit de 24 décembre au milieu d’une autoroute déserte avec une jambe brisée.
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Un duc en cuisine

Mardi 15, un de mes chers filleuls célèbre le déclin de sa jeunesse, comme chaque année.

Il est fada de cuisine aussi en me levant ce matin, une petite idée de conte m’est venu à l’esprit. Idée que j’ai tenu à mettre sur papier (virtuel) cet après midi.

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Nostalgie

Que ne donnerais-je pas pour revoir le passé.
Tapi dans l’ombre, de sa fenêtre l’épier.
Traquer ma promise, me jouant des pièges du temps,
Et la sauver enfin des bras du prince charmant.

Que ne donnerais-je pas pour tuer des locustes.
Piétiner, exploser, avec Dom’ et Marcus.
Promener aux quatre vents, ma douce, ma précieuse,
Et trouver des victimes à ma chère tronçonneuse.

Que ne donnerais-je pas pour lui prendre la main.
Qu’ensemble, nous échappions à nos tristes destins.
Errants dans le castel pour trouver une sortie,
Et chasser toutes les ombres, au péril de ma vie.

Que ne donnerais-je pas pour retrouver Meryl,
Roulant du popotin en jouant les Marines.
Me changer en carton pour surprendre mon frère
Et détruire à jamais ses robots nucléaires.

Que ne donnerais-je pas pour rouler en taxi.
Écrabouiller des scouts et me rire de leur cris.
A renfort de lance-flamme, ouvrir une rôtisserie,
Et devenir le roi des rues de Vice City.

Que ne donnerais-je pas pour une carapace verte.
Pour crever son ballon, d’un tir droit en pleine tête.
Mais c’est d’une banane, dont j’hérite à nouveau,
Et je dois me cacher de l’infâme Mario.

Que ne donnerais-je pas pour être déformé.
Avoir cinq doigts de plus, comme un fou combotter.
Effacer le sourire du visage de Chun-li,
Et lui briser la nuque d’un bon Tatsumaki.

Que ne donnerais-je pas pour me parer de blanc.
Repousser les assauts du cube luminescent.
Lui faire prendre des angles pour compliquer l’affaire
Et surpasser le score de mon pâle adversaire.

Que ne donnerais-je pas pour avoir un instant
Ou deux à consacrer à mes loisirs d’antan.
Mais je porte sur l’avenir un regard apaisé,
Il y aura toujours des perles à trouver.

Un adulte perdu dans les limbes

Pour connaître le destin de sa sœur, un jeune garçon pénètre dans le monde de LIMBO.

Voilà tout ce que je connaissais de l’histoire en achetant ce jeu. “Playdead” : drôle de nom pour un studio de jeux vidéos. Sans doute est-ce un signe de ce que je trouverai dans cette oeuvre. (Lire la suite…)

Désir d'écrire

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